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Psychothérapie pour adultes, adolescents et enfants

Découvrir et habiter sa féminité, un beau chemin personnel

La femme
Feminite

La femme, pour habiter sa propre féminité, s’inspire et s’identifie à sa mère et aux autres femmes marquantes de son histoire. Lorsque ces exemples ne sont pas suffisamment épanouissants ou sains pour elle, elle aura une difficulté à investir sa féminité, à ne pas en avoir peur, parfois elle prendra le contrepied du modèle qu’elle fuit et partira dans l’excès inverse en se positionnant en femme virile et dominante par exemple… A chaque femme de trouver sa propre féminité à l’intérieur d'elle-même, en s’inspirant des modèles proches qui lui conviennent, ou en créant son propre idéal de féminité.

Notre féminité transite par nos modèles d’identification féminins

Que ce soit la mère, la grand-mère, la tante, l’amie, la maîtresse, la marraine, la professeure de musique… la petite fille, puis la jeune fille et la femme vont s’identifier, puiser, s’inspirer de cette énergie féminine. Au-delà de ça, la marque de la féminité dans la famille se transmet de génération en génération. Qu’on le veuille ou non, nous sommes le fruit de notre héritage familial et il impacte inconsciemment nos perceptions, nos comportements, notre personnalité. On le voit très bien, très tôt, la petite fille dévore sa mère des yeux, l’imite, enfile ses paires d’escarpins à talons, parade fièrement avec ses sacs à main, tente un maquillage, se colorie les ongles au feutre, bref, elle est déjà une petite femme en devenir… Et si elle voit dans les yeux de sa mère une approbation, une joie, un rayonnement et un épanouissement dans sa vie de mère mais aussi de femme, alors la petite sentira cette autorisation à devenir elle aussi une femme épanouie. Danièle Flaumenbaum l’écrit : « Si la mère propulse sa fille en future femme, la fille saura qu’elle se doit d’être créatrice de sa vie de femme et cela l’autorisera à apprendre et à changer ». Cette identification nous donne une base permettant notre construction, que nous pouvons ensuite modeler pour être au plus près de notre personnalité et de notre désir.

Parfois, des lacunes à surmonter

La femme peut avoir peur d’exprimer sa libido, son propre désir lorsque par exemple la sexualité a été mal vécue par sa mère ; elle a pu entendre des phrases du style : il faut se méfier des hommes, ils ne pensent qu’à çà, ils ne te respecteront pas, fais attention à ne pas être trop féminine ou à te faire abuser (sous-entendu trop aguichante) … Concernant la sexualité, inconsciemment l’histoire des parents passe dans notre histoire. Sans travail de discernement, nous pouvons entrer dans l’histoire d’un autre couple, celui de nos parents et reproduire le comportement de notre mère et sa manière d’être femme dans son couple. Par exemple, n’être que mère et délaisser son couple, se positionner en femme dominante ou soumise à son compagnon... Et lorsqu’elle devient mère, la femme se calque sur sa propre mère et les mères dans sa famille. A elle de se faire confiance aussi, d’expérimenter sa capacité à materner, à faire différemment, à réussir le difficile challenge d’être en même temps mère tout en restant femme, compagne, amie…

Notre inconscient, ce qu’il peut nous dire de notre féminité

Lorsque nous travaillons sur nous-même, il n’est pas rare de rêver que nous sommes homosexuelles. J’ai accompagné quelques femmes qui étaient un peu troublées d’avoir justement rêvé de cela. Une histoire de séduction faisant naître un sentiment de bien-être ou de malaise. Et, il n’y a rien de honteux ou de risque d’attirance pour les femmes. Cela peut simplement illustrer notre rapport à notre féminité, à notre identité sexuelle. Elle ou elles peuvent représenter une ou plusieurs facettes de la femme en nous, une sage, une plus séductrice, une pulsionnelle qui ne veut pas dire malsaine mais qui a des pulsions normales… Ce rêve pourrait être une invitation à exprimer et investir pleinement notre féminité et notre sexualité.

Le regard de l’homme

« Pour pleinement savoir que l’on est une femme, il faut aussi le découvrir dans le regard d’un homme et, en premier, celui d’un père. Si donc la fille n’en a eu aucun, son rapport aux hommes sera forcément problématique » (Danièle Flaumenbaum). Le père permet à sa fille d’élaborer son futur désir pour un homme, et de se différencier de sa mère (il est à l’origine de la séparation entre mère et enfant). Une bonne relation à son père (affectueuse, tendre, se sentant reconnue) génère une bonne confiance en soi et une faculté à entrer en relation avec les hommes dans la confiance. On cherche d’abord la sécurité d’être aimé par son parent pour ensuite accepter d’être aimé. Elle se sentira suffisamment reconnue, aimée, aimable et saura qu’elle peut plaire pour elle-même en tant que femme avec ses qualités et ses défauts. Elle ne risquera pas de s’enfermer dans une image de séductrice, de femme-objet pour attirer et plaire. Elle pourrait avoir la croyance que c’est l’homme qui va la valider au niveau de sa valeur. La femme n’a pas besoin de l’homme pour vivre. C’est un plus merveilleux mais un plus seulement. Elle doit pouvoir travailler sa confiance en elle, pour laisser l’autre être tel qu’il est et cheminer dans un bel équilibre de 2 solitudes qui avancent ensemble.

Il s’agit de devenir la femme que nous sommes

La femme est une compagne pour l’homme, pas qu’une partenaire sexuelle. Elle a cette capacité de se mettre à la place d’autrui et de connaître ses sentiments, elle est endurante et résistante. Elle a un besoin insatiable d’amour, d’en recevoir et d’en donner. Elle doit renoncer à un amour de couple comblant. L’autre ne peut pas la combler entièrement. Parfois elle cherche à dominer et contrôler. Au contraire, elle s’épanouira plus en laissant l’homme lui apporter quelque chose et en lui redonnant sa place dans le couple. L’ancrage de l’homme est bon pour nous, femmes plus éthérées. L’un et l’autre sont indispensables, c’est la complémentarité, l’alliance entre le ciel et la terre. Souvent nous cherchons chez l’homme qu’il nous donne la recette pour être nous-mêmes, comme une autorisation à être nous-mêmes. Mais nous avons la recette à l’intérieur de nous. Oser être nous-même pour nous sentir complètes et pour tisser une vraie relation sans dépendance. En cultivant les amitiés entre femmes par exemple, elle saura se tourner aussi vers des énergies féminines qui l’aideront à avancer. Enfin, chaque femme est unique et sa beauté et son charme intérieurs naissent de sa singularité. Nous avons tout à gagner à nous accepter telle que nous sommes.

Sources : Femme désirée, femme désirante - Danièle Flaumenbaum


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