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PSYCHOPRATICIENNE - Psychothérapie individuelle pour adultes & adolescents

Dois-je continuer ou arrêter ma psychothérapie et comment le faire ?


Arrêter ou faire une pause dans sa psychothérapie

C’est une question qui se pose souvent pour la personne qui consulte, face au découragement, à l’impression de stagner, voire au sentiment que c’est pire qu’avant. Comment l'analyser ? Cela demande un équilibre délicat entre faire ensemble la lumière sur les causes et intentions conscientes et inconscientes de la personne qui veut arrêter (éventuellement l'encourager à continuer si c’est seulement un découragement, des doutes…) et pour le thérapeute lui laisser toute la liberté d’arrêter même lorsqu’une évolution est en train d’opérer.

Le chemin sinueux de la psychothérapie

La psychothérapie est un cheminement personnel, une rencontre avec soi-même, une prise de conscience de son histoire, ses qualités, ses ressources et aussi de sa part d’ombre, tout ce que l’on a bien refoulé pour être sûrs d’être aimés et ne pas être abandonnés ou rejetés. Ce que l’on a vécu mais que l’on ne veut pas déterrer de peur de souffrir à nouveau, ce que l’on projette sur l’autre pour ne pas le voir en soi.

L’évolution ne peut pas se faire d’un coup ou dès le moment qu’on l’a décidé. La conscientisation de notre vécu, les mots que l’on pose sur les maux, c’est déjà une grande partie du travail qui n’est pas toujours évidente et qui peut prendre du temps. Il faut se faire à cette idée quand on commence un travail sur soi.

La personne peut faire face à des résistances qui bloquent le processus d’avancement et de libération, soit qu'elle pense qu’elle n’arrivera pas à gérer ce qui est enfoui en elle, soit qu'elle a des bénéfices secondaires (c’est-à-dire inconscients) dont elle n'a pas idée mais qui la font préférer rester dans le statu quo même si elle souffre énormément.

Ce qui peut nous empêcher d’avancer

Nous utilisons tous des mécanismes de défense psychique que nous développons normalement pour gérer nos affects et nous protéger contre l’anxiété (par exemple par le refoulement, le déni, la projection…). Le problème c’est l’utilisation pathologique de ces mécanismes, qui empêchent l’introspection et les processus psychothérapeutiques (si ces mécanismes sont rigides, univoques, répétés et non ajustés aux contextes).

L’un d’entre eux est la rationalisation. Elle "permet un travail de présentation des pulsions pour les rendre acceptables logiquement et socialement. Le patient cherche à donner une explication cohérente, logique, acceptable, morale à une attitude, un sentiment dont il ne perçoit pas les véritables motifs" (Michel Delbrouck).

Des mécanismes de protection qui ont opéré tant de temps ne peuvent pas s’évaporer comme cela. Il faut en prendre conscience et puis travailler à les assouplir pour qu'ils laissent la possibilité au travail d'être efficace.

Accueillir ses émotions

Ensuite, il faut pouvoir accueillir les émotions qui sont liées à nos blessures, sans en avoir peur, s’autoriser à les évacuer dans le cadre sécurisant de la psychothérapie. C’est là aussi que cela peut bloquer et pourtant y aller doucement mais sûrement avec le soutien du thérapeute est le meilleur moyen de s’écouter, de se faire face pour ensuite prendre une distance saine et permettre un changement de perception, de comportement, une acceptation… Tout cela prend du temps.

Il y a des phases de progression, de régression, au rythme de la personne, et personne ne peut accélérer cela. Or, une impression de stagnation peut être la préparation à la prise de conscience, à l’évolution.

Arrêter sa psychothérapie

En cas d’arrêt ou de pause, il est donc toujours essentiel de faire une séance de clôture qui fait partie intégrante du travail psychologique et du cadre de la psychothérapie. Cette séance permet d'identifier une résistance qui empêche une évolution prochaine redoutée, des attentes déçues (en parler permet de poser des mots positifs sur ce ressenti) ou encore boucler le travail qui arrive à terme. 

La personne est invitée à ne pas fuir la relation thérapeutique, que ce soit par honte, culpabilité, crainte, colère ou déception vis-à-vis de la thérapie ou du thérapeute (transferts…)… mais à en être pleinement responsable. Elle est plutôt appelée à faire un bilan sur son cheminement et ainsi fermer l’espace psychique ouvert en elle, pour pouvoir mieux repartir si elle souhaite reprendre plus tard son travail thérapeutique.

Pour le thérapeute aussi, qui s’est engagé aux côtés de la personne, qui a fait en sorte d’offrir un cadre et un espace bienveillant, c’est plus respectueux et cela lui permet de libérer aussi de son côté de l’énergie pour d’autres personnes qui en ont besoin.

On parle d’engagement thérapeutique à juste titre, mettre des mots sur une fin, un désir d’arrêt est toujours positif, pour chacun.


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